Robert a couru l’Aurélien Trail pour l’association Léanou

Je suis arrivé le 3 mai à Saint-Maximin accueilli par un soleil printanier. J’ai déambulé dans le centre- ville en pleine fête médiévale. Les habitants étaient déguisés avec des tenues moyenâgeuses, j’ai adoré ! Il me fallait aussi récupérer mon dossard à la salle des fêtes et aller à mon hôtel. Ayant trouvé facilement la salle des fêtes, je rencontre les organisateurs vraiment sympas qui me font fait savoir que la remise des dossards se fera le dimanche à partir de 6 heures. Oh zut, j’aime bien avoir mon dossard la veille afin de préparer sereinement mon sac, mais bon ce n’est pas grave. Lors de cette rencontre, ils m’ont fait savoir que j’étais le seul parisien, ça m’a fait drôle ;-).

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Dimanche matin, avant le départ, super ambiance, j’adore !!! Des trailers heureux d’aller se mesurer à ces magnifiques montagnes. Départ 8 heures, à un bon rythme (12km/h) dans une descente et je ne faisais pas partie des plus rapides, je commençais à me poser des questions !! Un kilomètres plus tard, les chemins faisaient leur apparition…enfin ! Et 500 m plus loin le premier bouchon, j’ai compris alors pourquoi le départ était rapide ! Par contre, dans les chemins monotraces impossible de doubler donc on prend son mal en patience et on monte en marchant jusqu’au kilomètres 2,5 et là on peut commencer à trottiner. Le soleil était présent, les odeurs de thym commençaient à se faire sentir et les caillasses aussi.


J’ai été surpris par ces pierres omniprésentes qui me rappellent les pierres entre les rails et déjà on les sent sous la semelle. Aïe Aïe les petits petons. Et ça monte, ça monte jusqu’au 10ème kil où la se dresse une montée verticale entre arbres et ronces, ça monte tellement qu’à un certain moment , j’ai eu le sentiment de marcher à 4 pattes ;). Une montée casse pattes de 500 m peut-être. A la fin de cette montée assez éprouvante, on continue de monter avec ces fichues caillasses qui font vraiment mal aux pieds, je n’avais jamais couru sur un pareil chemin.

Je commençais à comprendre les propos des organisateurs « ici vous allez manger de la caillasse »….  Ce ne sont pas des menteurs. Les premières vues magnifiques commençaient à faire leur apparition, vraiment des paysages sublimes. Il fallait que je m’arrête afin d’immortaliser ces majestueuses montagnes avec mon appareil photo. Quel émerveillement !! On oublie les caillasses, le mal aux pieds et on s’extasie, tout simplement ! Après quelques minutes d’arrêt, on reprend le taf et on repart heureux même si les difficultés sont toujours présentes, mais en se disant que le trail offre certains privilèges.
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J’ai le sentiment que cette course ne fait que monter bien qu’il y ait quelques descentes mais toujours avec ces foutues caillasses que je commence à détester. Il faut rester très vigilant car les appuis ne sont pas stables. C’est un terrain que je ne connais pas du tout. Ensuite, au 23ème kilomètres, des bénévoles me parlent d’une descente de 400 m dans les éboulis. J’ai bien peur d’avoir compris, une descente abrupte qu’avec des pierres et à ma grande surprise j’ai trouvé cela génial. La technique : le dos quasi parallèle au sol, pas par pas, on se laisse « glisser » sur ces pierres, bon travail pour les cuisses.

Après, on remonte un peu et on arrive au sommet de la montagne. On court sur les rochers vous permettant de contempler toute la vallée, magnifique ! Malgré les difficultés du parcours et  la caillasse, je me dis que je suis un privilégié de pouvoir pratiquer cette discipline qui permet de ne faire qu’un avec la nature. Les descentes font aussi leur apparition, elles sont aussi très techniques et il faut être bien attentif au placement de ses pieds, sinon gare à la chute. J’en ai vu quelques-unes sans trop de gravité heureusement. La fin du parcours me paraissait un peu moins sympa, mais c’est vrai qu’il fallait redescendre. On ne pouvait plus surplomber ces magnifiques vallées.

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En tout cas, j’ai adoré ce trail malgré toutes les difficultés. Les paysages qui nous ont été offerts sont INOUBLIABLES !!!! Les bénévoles aux ravitaillement, les organisateurs et les membres du SMAC (saint-maximin athlétic club) nous prodiguant leurs précieux conseils tout au long du parcours, de vrais pros, et un balisage tous les 100 mètres environ, oui tous les 100 m sur les 44 bornes, bravo à vous tous.
A mes yeux, ce trail a été pour moi le plus éprouvant au niveau de la difficulté du parcours, malgré le mal que j’ai eu à la voûte plantaire, on en « chie » vraiment. Nos terrains de jeux parisiens ne sont pas tout à fait les mêmes ;). Ce trail restera vraiment un très bon souvenir. Une organisation parfaite, des bénévoles chaleureux, des ravitaillements où l’on est accueilli avec des sourires et des encouragements. Que du Bonheur !!!!! Je pense tout de même que ce trail est avant tout réservé aux personnes sachant courir sur ce type de terrain ( caillouteux ). En tout cas, je serai prêt à le refaire avec toutes les personnes qui liront mon  récit  et qui voudront se confronter à l’AURELIEN TRAIL.

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