Un parisien sur le Skyrunning du bout de Drôme





fonds-images1Tout d’abord remontons quelques mois en arrière… Comme chaque année, un petit pèlerinage dans la Drôme est prévu au programme pour retrouver des personnes que j’aime. Cette année, cela sera en mai au Challenge Val de Drôme. J’avais fait le semi nature en 2013. Je voulais découvrir une autre course du week-end. Les deux distances accessibles à mes capacités, enfin je croyais, étaient le maratrail du dimanche ou le Trail du Bout de Drôme le samedi. Après m’être renseigner auprès de personne qui ont fait les deux courses, on me conseille le Trail du bout de Drôme qui est plus beau mais aussi plus difficile. Cela sera mon premier défi de l’année.

 

profil trail du bout de drome

Profil de la couse

 

Le samedi matin, je me retrouve à Saillans une heure avant le départ. Cela me permettra de voir les deux premiers du 111 kms. Nous partirons un petit quart d’heure après leur passage. Comme à mon habitude, je me place en fin de peloton.  Après un petit kilomètres sur la route, nous nous retrouvons sur un chemin descendant qui nous fera passé dans un petit ruisseau occasionnant un petit bouchon. Après avoir passé ce ruisseau, nous attaquons la première difficulté du jour : 2,30 kms pour 475 m D+. Cette montée s’effectue sur des monotraces que je qualifierais de technique et qui m’oblige à marcher souvent. En arrivant en haut, j’ai déjà mes premières douleurs aux cuisses. Je me dis que la journée va être longue et difficile. Après une descente technique, rendu glissante par les pluies de la veille, d’un peu plus d’un kilomètres dans laquelle je rencontre beaucoup de difficulté à courir.

 

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A la fin de la descente, on reprends une petite portion de route avant d’attaquer la deuxième difficulté du jour ( 7,7 kms – 1 000 m d+ ). Je décide de sortir mes bâtons pour attaquer cette longue montée qui m’emmènera sur les 3 becs. Je pourrais courir un peu durant le début de la montée. Mais la deuxième partie est très difficile avec de nombreux passages à + 30 % pour que je puisse courir. Je continue d’avancer avec beaucoup de difficulté. Je ferais quelques petits arrêts de quelques minutes pour profiter de la beauté des paysages. Peu de temps avant d’attaquer la deuxième descente du jour je reçois un sms de ma chérie pour me dire que les premiers sont déjà arrivés. Ça me fous un sacré coup au moral. Des envies d’abandonner me passent par la tête. Pour me remonter le moral, je me dis que j’ai fait le plus dure au niveau du dénivelé.

Le début de la deuxième descente du jour sur un terrain pas trop technique me permet de courir normalement même si j’ai les cuisses en feu. A nouveau un faux plat montant sur des cailloux pendant lequel, je profite pour accrocher les bâtons à mon sac. Puis après une légère descente, des bénévoles m’indiquent de tourner à gauche en me disant que le ravitaillement est un peu plus loin. Ouf il était temps car l’eau commence à manquer. Mais les bénévoles et moi nous n’avons pas la même définition de « un peu plus loin ». Après une longue descente parsemée de pièges dans laquelle j’étais complètement crispé. Je me ferais doublé par le troisième du 111 kms, par Francesca Canepa.  J’arrive enfin au premier ravitaillement. Je suis épuisé. La bénévole me trouve fatigué. Je m’arrête une dizaine de minutes pour manger un peu de salé. Il me reste encore la moitié du parcours. Le prochaine ravitaillement est dans 12 kilomètres.

 

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Dès la sortie du ravitaillement, on attaque une nouvelle montée. Elle est beaucoup plus facile que les deux premières. Mais les douleurs dans les cuisses m’empêchent totalement de courir. J’avance comme je peux avec le reste de mes forces. Je n’ai qu’une hâte arriver au prochain ravitaillement. L’avant dernière montée du jour arrive. J’en peux plus. Les jambes ne veulent plus avancer m’obligeant à faire de nombreux arrêts. Me voilà enfin arrivé au Centre Equestre pour le dernier ravitaillement. Le temps de remplir mon sac d’eau et de manger un peu, la deuxième fille arrive. C’est là que j’apprends que c’est Frédéric qui a gagné l’Ultra. Je suis super content pour lui et cela me donne quelques forces supplémentaires pour rejoindre l’arrivée. Les bénévoles m’annoncent une dernière montée de 200 m d+ et une dernière descente vers Crest. J’ai trouvé cette dernière interminable… Enfin j’aperçois la Tour de Crest. J’arrive enfin à l’arrivée. J’essaie de me faire tout petit sur le podium d’arrivée. Je redescend très rapidement du podium. J’irais ensuite m’excuser auprès de Ludovic. J’aurais mis 10 heures pour boucler ce parcours.

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Je suis déçu par le temps que j’ai mis. J’ai commis pleins d’erreurs comme d’avoir premièrement sous estimé la difficulté du parcours. Je pensais pouvoir courir normalement dans les descentes mais j’étais totalement crispé ;  De ne pas avoir sorti mes bâtons lors de la première montée, d’avoir voulu partir avec la gopro et j’ai ramené très peu d’images exploitables pour faire un film. Vous en prenez pleins les yeux durant tout le parcours. Si vous aimez les parcours techniques et les chemins sauvages alors ce trail est faite pour vous. Je remercie Jack pour ce week end ainsi que les bénévoles qui oeuvrent durant tout le week end.



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