L’UT4M 40 Vercors : un deuxième défi montagne





Grâce à mes activités de rédacteur sur l‘URW, l’organisation de l‘UT4M m’a gentillement proposé de participer à l’une de leur épreuve et de venir couvrir l’évènement. J’ai donc choisi de participer à l’un des deux quarante kilomètres au programme de l’édition 2015. J’ai donc couru le 40 kms Vercors. Ce compte rendu va être décomposé en sept parties :

1. Présentation du parcours,
2. Le déroulement de ma course,
3. L’organisation et les bénévoles,
4. Conclusion,
5. Les remerciements,
6. Le film de l’UT4M,
7. Quelques Photos.

1. Présentation du parcours

C’est bien beau d’étudier un parcours sur openrunner mais on n’a pas les données concernant la technicité du terrain. Si certaines personnes voudraient y participer et à condition que le parcours ne changent pas, je vais vous faire un descriptif des difficultés et du terrain qu’on peut y trouver. Le parcours est long de 40,2 kms avec 2 786 m D+ ().

Du Km1 au Km 5 => Sortie de Grenoble
Après un départ dans le Parc Mistral, vous vous retrouverez sur la route avec de larges avenues. Le public est surtout présent dans le parc Mistral. Ce passage sur la route vous permet de rejoindre le pied de la première difficulté.



Du Km5 au Km16 => La montée au Moucherotte avec au programme 1 600 m D+
Cette montée est composée pour moi en deux parties. La première partie (du km 5 au km 10) est relativement facile avec des parties de plat. Lorsque cela monte, le pourcentage n’est pas trop élevé permettant de courir. Sur cette partie, vous aurez quelques passages sur route. Les chemins ou routes sont larges permettant de doubler aisément sans se retrouver coincé dans des bouchons. Vous aurez quelques passages techniques mais rien de bien méchant par rapport à la suite du parcours.

Bas de la montée du Tremplin - Crédit photo : www.totorunning.fr

Bas de la montée du Tremplin

La deuxième partie (Km 10 au Km 16), le pourcentage des pentes s’accentue tout doucement jusqu’au bas du tremplin des Jeux olympiques d’hiver de Grenoble de 1968. Ensuite vous aurez des marches assez hautes. Une fois fini avec ces marches, vous serez arrivé au premier ravitaillement. Après une légère descente, vous êtes repartis pour finir l’ascension du Moucherotte avec 2-3 kms à plus de 20 % technique avec de nombreux passages dans les cailloux.
Du Km16 au Km21 => Descente du Moucherotte pour rejoindre Lans en Vercors
Le début se fait sur une grande piste sur des cailloux pendant laquelle il faut faire attention à la pose des pieds. Ensuite le terrain est plus propice pour courir sans se soucier. C’est de l’herbe et des chemins de terre. Vous arrivez ensuite au deuxième ravitaillement.
Du Km 21 au Km25 => Montée au Pic Saint Michel avec 522 m d +
Le début de la montée ( jusqu’au km23  ) s’effectue sur de larges chemins en terre qui n’offre aucune difficulté à part le pourcentage de la pente qui est d’environ 10 %. La suite est vraiment plus dure. On se retrouve sur une pente entre 20-25 %. Vous n’aurez quasiment que de la pierre pendant deux kilomètres. Durant cette montée, vous serez en plein soleil si jamais vous avez un temps comme le notre.

Montée au Pic Saint Michel - Crédit photo : totorunning.fr

Montée au Pic Saint Michel

Du Km 25 au Km33 => Descente du Pic Saint Michel pour rejoindre Saint Paul de Varces avec 1 533 m D-
Le début de la descente se fait dans un pierrier. Ensuite vous vous retrouvez sur un single avec pleins de pièges pour vos chevilles (racine, cailloux … ) . Vers la fin de la descente, il y a quelques passages dangereux qui sont très bien signalés et aussi le passage d’un ruisseau équipé d’une corde pour vous aider. Je vous conseille d’être prudent si vous voulez arriver sans problèmes physiques à Saint Paul de Varces. Les deux derniers kilomètres se feront sur la route. En traversant Saint Paul de Varces, vous trouverez une grande fontaine qui vous permettra de vous ravitailler en eau et de vous rafraîchir avant d’attaquer la dernière partie du parcours.
Du Km33 au Km40 => Saint Paul de Varces à Vif
Cette dernière partie du parcours est composé d’une montée d’une montée de 3 kilomètres avec 400 m de d+, d’une descente de 3 kms et pour finir deux kilomètres de plat sur du bitume pour rejoindre l’arrivée de ce quarante kilomètres qui est aussi poste de ravitaillement pour l’ultra de 169 kms. La montée est raide avec de nombreuses parties à plus de 20 % mais elle n’offre aucune difficulté technique. Sur la descente, vous retrouverez le même type de terrain.

(∗)Toutes les données que je donne en ce qui concerne les distances et le dénivelé, les % de pentes proviennent de Strava.



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Profil de l’UT4M Vercors 2015


2. Comment s’est déroulé ma course ?

Je me suis présenté au départ avec quelques craintes. L’envie de courir a disparu une dizaine de jours avant l’épreuve. Je craignais vraiment de ne pas pouvoir aller au bout de ce deuxième défi montagne 2015. Arrivé la veille, j’irais dans l’après midi pour retirer mon dossard et ainsi qu’au contrôle du sac. Après direction, la pasta party en compagnie de Fréderic Desplanches et de sa compagne. Puis il était temps de retourner à l’hôtel pour dormir. Comme d’habitude, j’ai eu beaucoup de mal à m’endormir. Lorsque le réveil a sonné, je serais bien resté dans mon lit. Je n’avais dormi que cinq-six heures. Après avoir pris un petit déjeuner, je me dirige vers la zone départ qui se situe dans le Parc Mistral. J’attends que la quasi totalité des coureurs rentrent dans le sas pour y rentrer à mon tour.

A quelques minutes du départ - crédit photo : www.totorunning.fr

A quelques minutes du départ

Le départ est donné… Après quelques centaines de mètres dans le Parc, je regarde ma montre. Et là grand malheur, j ai oublié de la mettre en route. Elle veut pas trouver le signal GPS. Je m’arrête quelques minutes et je me retrouve donc dans les derniers. J’accélère un peu afin de remonter un peu de monde. Les premières kilomètres permettent de courir. L’envie semble être là. Après trente minutes de course, j’arrive en bas de la première difficulté. Je me mets en mode marche rapide. Après quelques minutes de montée, je décide de sortir mes bâtons même si la pente n’est pas très dure. Sur cette première partie de la montée qui est relativement facile car il y a quelques portions de plat et le terrain est sensiblement le même que j’ai l’habitude de trouver par chez moi. Je me sens bien. Pourvu que ça dure.



Passage avant la montée au Tremplin - Crédit Photo : www.totorunning.fr

Passage avant la montée au Tremplin

Au passage d’une route, je vois l’un des ambassadeur de l’UT4M : Fréderic Desplanches. Il fait la circulation avec sa compagne. Un beau geste de leur part. Un petit coucou à Fred, il me demande comme je vais. Et avant de repartir, il m’annonce que cela va commencer à piquer. Effectivement juste après l’avoir quitté, la pente s’accentue et le terrain n’est plus le même. Je finis par arriver en bas du tremplin de saut à ski. La montée au tremplin sera difficile avec des marches qui sont hautes et difficiles. En haut de celui-ci se trouve le premier ravitaillement. Je m’arrête quelques minutes pour boire un verre de coca et manger un peu de salé. J’ai mis 2 h 54 pour y arriver. J’avais prévu de mettre trois heures. J’ai un peu d’avance et surtout je suis bien physiquement. J’ai encore quelques kilomètres pour arriver en haut de la première difficulté du jour. Cette deuxième partie de montée est technique. Je ne vais quasiment pas du tout courir. J’arrive enfin en haut du Moucherotte. Je profite un peu de la magnifique vue. J’aurais aimé tellement y rester plus longtemps.

Sommet du Moucherotte - Crédit photo : www.totorunning.fr

Sommet du Moucherotte

Chouette maintenant un peu de descente, je me dis que je vais pouvoir courir normalement. Après un petit passage dans les cailloux dans lequel j’arrive quand même à courir sans trop de difficulté. La suite de la descente ne propose aucune difficulté. J’en profite même pour appeler ma chérie et lui donner quelques nouvelles. Ça fait du bien de l’entendre. J’arrive au deuxième ravitaillement sous les applaudissements des spectateurs. Ça motive. Je reste un peu plus de temps qu’au premier ravitaillement. Pour le moment tout va bien même si je commence un peu à souffrir de la chaleur. Je suis dans les temps que j’avais prévu. J’ai mis 5 heures pour arriver à ce deuxième ravitaillement. Je reste confiant pour arriver dans les temps que j’avais prévu pour rejoindre l’arrivée. Le gros du dénivelé est passé. Je repars confiant pour affronter la deuxième montée du jour.



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Piste pour rejoindre le deuxième ravitaillement de Lars en Vercors

Je repars du ravitaillement en courant mais cela va pas durer très longtemps. Dès le début de la montée, le pourcentage est fort et les premiers signes de fatigue commencent à apparaître. Le terrain n’est pas technique. Je peux marcher relativement vite enfin pour un escargot pour moi. J’ai un concurrent du 169 kms en visu. Cela motive à marcher vite. Malheureusement le terrain devient rapidement technique à très technique. Cela m’oblige à ralentir. Je commence à voir au loin le haut du Pic Saint Michel. Mais il restera encore quelques kilomètres à faire dans des cailloux sur des pourcentages raides pour un francilien. J’arrive tant bien que mal en haut de la deuxième difficulté du jour. Je profite un peu de la beauté des paysages avant d’attaquer les quinze derniers kilomètres. Je le sais pas encore mais la fin de la course va être très difficile.

Descente du Pic Saint Michel - Crédit Photo : www.totorunning.fr

Début de la descente du Pic Saint Michel

Dès le début de la descente, je me remets à courir malgré le terrain technique. Au bout de quelques minutes de descente, une petite glissade dans les cailloux, j’ai juste le bras un peu écorché. Je  repars tout de suite en courant. Et un peu plus loin, à nouveau une petite glissade. Ça commence sérieusement à m’énerver. Mais je me remets à courir. Je ne veux pas me mettre en mode marche en descente. Mais par la force des choses, je vais en être obligé après plusieurs autres glissades dû aux nombreux cailloux qui roulent sous mes pieds. Je ferais la fin de la descente en mode marche escargot. Même en marchant, j’arrive à glisser. J’en arrive même à m’arrêter 5 – 10 minutes pour me calmer car cela m’énerve toutes ces glissades. J’ai des envies d’abandon pendant cette descente. J’arrive enfin à Saint Paul de Varces. Je m’aperçois que j’ai plus d’eau. Mais heureusement, on m’annonce qu’il y a une fontaine afin de se rafraîchir et de remplir ma poche à eau.

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La fontaine de Saint Paul de Varses

Je repars de la fontaine en footing lent. La descente a laissé des traces surtout à mes orteils qui me font souffrir. J’essaie de me remotiver pour la dernière ascension du jour de 400 m d+. Dès le début de la montée, je sens que cela va être difficile. Les forces commenncent à manquer. Une pente sinueuse qui nous fait croire qu’après chaque virage on croit que c’est la fin. Enfin je commence la descente pour arriver à Vif. Ouf plus que quelques mètres et j’en aurais fini. J’ai hâte d’y arriver. Je recours un peu dans la descente et dans Vif. Après quelques contours dans Vif, j’aperçois l’arrivée. Quelle délivrance d’arriver au bout. Les bénévoles m’accueillent avec le sourire et sous les applaudissements. Ils me remettent le t-shirt de finisher. Je mange et bois un peu et j’irais appeler ma chérie pour la rassurer d’être arriver.

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T-Shirt Finisher UT4M 40 Vercors 2015

3. L’organisation et les bénévoles

Ce n’est que la troisième édition. On pourrait s’attendre à quelques petites erreurs. Mais non rien de tout cela. On  ressent un grand professionnalisme de la part de l’organisation et des bénévoles. Quand on est comme moi « coureur de fin de peloton », il se peut que lorsqu’on arrive sur les ravitaillements, on ne se sente pas les bienvenus et qu’il ne reste plus grande chose à manger ou à boire. Sur aucun des ravitaillements, je n’ai ressenti cette impression. Sur chaque ravitaillements, vous retrouvez des produits variés avec des fruits mais aussi du salé ( jambon sec, saucisson, fromage) et du coca du vrai pas une sous marque. Ce n’est qu’un détail. Les bénévoles vous demandent même si voulez qu’on vous remplisse votre poche à eau. L’organisation est proche de ses coureurs, on se sent comme chez nous.

4. Conclusion

Une organisation que je vous recommande. Le parcours que j’ai fait est vraiment magnifique dans son ensemble même si j’ai un peu moins apprécié les cinq kilomètres dans Grenoble. Pour moi les plus belles parties du parcours sont la fin de la montée du Moucherotte et Le Pic Saint Michel. C’est un rendez vous à ne pas manquer en Août. Elle mérite vraiment plus de reconnaissance. Les nouveautés pour l’année prochaine me donnent envie d’y revenir si j’arrive à être libre. Ils vont en effet créer deux autres 40 kms permettant de découvrir deux autres massifs. Je pense que c’est un trail accessible au plus grand nombre, même au traileur de plaine avec un petit niveau comme le mien, avec un peu d’entraînement. Et comme je dis toujours si j’ai réussi à le finir, c’est que vous aussi vous pouvez allez au bout.

Sur le plan sportif, la quasi totalité des objectifs a été réussi. J’ai réussi à passer dans les temps que j’avais prévu au deux ravitaillements. Il y a juste l’objectif temps pour parcourir l’ensemble du parcours qui n’a pas été atteint mais il était vraiment secondaire pour moi. Les séances des montées/Descentes réalisées depuis Crest semblent commencer à porter leur fruits car j’ai eu la sensation d’avoir moins souffert qu’en mai sur le trail du boût de Drôme. Par contre, les descentes ont été un vrai calvaire surtout celle pour rejoindre Saint Paul de Varces quand on a pas ce type de terrain à proximité de la maison, c’est difficile de progresser.

5. Remerciements

Un grand merci
=> Valérie de l’UT4M, à l’agence de Presse Alternative Media pour votre accueil
=> L’ ensemble des bénévoles de l’UT4M,
=> Un grand merci aussi à ma chérie d’avoir pu partir quelques jours,
=> A ma maman pour la garde du chien et de mon fils,
=> A Fréderic Desplanches, Julien Chorier, Luca Papi, Sylvain Perrin et Aurélien Collet pour votre disponibilité et simplicité,



6. Le film de l’UT4M

7. Quelques Photos

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